Acte I - Panzer in flamesNon contents de se positionner en deuxième, les anglais sont aussi les premiers à agir dans ce scénario... mais solidement ancrés sur leurs positions défensives, ils choisissent pour la plupart de laisser venir leurs adversaires. Le Cromwell équipé de l'obusier commence à régler la mire, couvrant ainsi l'axe probable d'arrivée des allemands.
Un Cromwell Mk VI CS (Close Support)
Le leader britannique, sentant lui-aussi l’ennemi arriver, parvient à établir le contact radio avec la batterie de mortiers de 76mm située au-delà de ses lignes arrières mais aucune mission d'appui feu n’est disponible. Frustré, il n’a toutefois pas le temps de pester car le feu d’une MMG allemande s’abat sur sa position ; les vitres explosent, le bois éclate, la pierre souffre... et les nerfs de notre sous-officier sont mis à rude épreuve ; il craque et choisit de retraiter prudemment hors du vallon.
Les hostilités sont ouvertes !
Fort de ce tir de couverture, les allemands se lancent à l'assaut ; les fantassins investissent les rues de Villers-Bocage (1), profitant des maisons pour s'abriter du feu adverse. La LMG est mise en batterie à la position souhaitée (2) et la MMG se rapproche des combats.
Au nord, les blindés se dévoilent. Un premier Tigre s'avance le long de la route pour s'approcher du coeur de la ville (3). Au sud, c'est le Panzer IV qui s'élance à son tour, empruntant lui aussi les rues de la bourgade, et ce afin de tenter d'aller chercher un angle sur le flanc du Cromwell qui bloque l'infanterie ; il est épaulé par un Tigre qui le couvre depuis les hauteurs qui domine le hameau.
Mais c'est alors qu'ils progressent en se couvrant l'un et l'autre que le drame se produit.
C'est l'équipage du Panzer IV qui est le premier à repérer la masse métallique cachée dans un petit bosquet sur les hauteurs qui surplombent le carrefour de la route de Caumont. A peine les tankistes ont-ils eu le temps de comprendre ce dont il s'agissait qu'un premier obus à haute velocité vient ricocher miraculeusement sur leur blindage ! Ils n'auront toutefois pas le temps de dire "ouf !" car un deuxième obus vient percuter leur blindé qui... s'embrase immédiatement sans leur laisser la moindre chance de s'en sortir.
Complètement déchainé, l'équipage du Firefly (car c'est bien de lui dont il s'agit (4)) recharge à toute vitesse le canon, oriente la tourelle sur sa droite, et aligne le Tigre qui couvrait le Panzer IV. Avec une précision mortelle, le tireur fait à nouveau mouche ; l'obus pénètre le blindage du char allemand, tuant l'équipage sur le coup !
Les allemands viennent de perdre deux blindés en l'espace de quelques minutes ! C'est la stupeur !
L'élan est brisé, et ce d'autant plus que les deux blindés restant ne parviennent pas à ébranler les positions britanniques devant eux. A l'abri des murs des maisons normandes, les anglais ne bronchent pas et laissent passer l'orage.