Acte II - Et le ciel leur tomba sur la têteD'âpres combats à courte distance s'engagent entre soldats anglais et allemands mais bien abrités derrière les murs des bâtiments du centre ville, aucune perte significative n'est infligée et les nerfs tiennent de part et d'autre.
Au centre, sous la pression, quelques groupes de britanniques se replient en bon ordre sur les hauteurs à l'ouest de la ville (1) permettant ainsi à leurs adversaires de gagner quelques centaines de mètres et de venir menacer le Cromwell qui garde l'accès au carrefour.
Au sud, les allemands tentent de déborder les positions anglaises mais échouent à poser des fumigènes et doivent s'exposer aux tirs des défenseurs ; ils se retrouvent cloué sur place, à découvert (2). Seule la carcasse du Panzer IV qui continue de se consumer sur leur droite leur évite d'être pris en feu croisé... et une situation encore plus défavorable.
Au nord, les deux Tigres survivants font feu de tout bois sur la maisonnette dans laquelle s'est abrité le groupe anti-chars ennemi mais rien n'y fait ! Ni les mitrailleuses embarquées, ni le pourtant redoutable canon de 88, ne parviennent à ébranler cette poignée de braves. Et même si le PIAT est loin d'être l'arme anti-blindés la plus redoutable de l'époque, Wittmann ne veut pas prendre le risque de passer en force et de prendre un projectile HEAT dans le flanc ou sur l'arrière.
Inutile depuis sa position excentrée, le groupe porteur du Panzershreck passe derrière l'un des Tigres pour rejoindre les combats au centre du bourg mais ils se font cueillir par un tir de LMG et doivent se replier dans l'arrière ville.
Soudain, un sifflement aigu venu des cieux vient couvrir les cris porteurs d'ordres et d'encouragements et le claquement sec du tir des armes individuelles ; le leader britannique, qui a retrouvé de l'allant après sa déroute initiale, parvient à contacter la batterie de mortiers à quelques distances de là et cette dernière rentre en action. Cette première salve de tir dévie légèrement pour atterrir... en plein cœur de la ville, au milieu du gros de l'infanterie allemande (4). Pour les défenseurs mis sur le reculoir, on n'aurait pu espérer mieux !
Le barrage ébranle fortement les assaillants. Un groupe de combat s'effondre aussi bien mentalement que physiquement (12 au MC !), perdant la moitié de ses hommes dans un nuage de shrapnel et de débris, un autre, qui s'apprêtait à attaquer le Cromwell, est cloué sur place avec le sous-officier les dirigeant venu apporter son leadership dans cet exercice périlleux.
L'assaut, qui peinait déjà à progresser, se voit complètement désorganisé...
Malgré les cela, surgissant d'un bâtiment encore debout, un groupe d'allemands encore vaillant parvient à surmonter sa crainte et engage le Mk VI, qui vient d'enrayer sa coaxiale, en combat rapproché. La manœuvre est si bien exécutée que les attaquants surprennent l'équipage du blindé mais malheureusement, ils cafouillent en préparant leurs mines magnétiques... et laissent passer leur chance de détruire cet obstacle qui les bloque depuis le début (5).
Décidément, quand rien ne va...