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AAR - Parties d'ASL commentées / Re : CH 41 - Test of Nerves
« Dernier message par Uphir le Hier à 14:29 »Acte III - Are you ready to rubble ?
L'artillerie britannique poursuit son barrage et bien que les tirs se déportent légèrement vers le carrefour, menaçant leurs propres positions, ce sont encore les allemands qui encaissent le gros de l'orage d'acier. Visiblement, c'en est trop pour le leader allemand qui menait l'offensive ; il craque devant ses hommes... lesquels, au contraire, deviennent fanatiques (1) ! Le Cromwell CS et ses assaillants qui jouent au chat et à la souris au milieu des bâtiments du centre ville, eux aussi sous les obus de 76mm des mortiers, tiennent le coup et poursuivent leur ronde mortelle sans que personne ne parvienne à prendre l'avantage.
Au nord de Villers-Bocage, un des Tigres parvient enfin à démoraliser le groupe anti-chars adverse qui se voit contraint de reculer, démoralisé (2). Cela ouvre la voie à Wittmann qui va pouvoir s'approcher du croisement tant convoité.
Au sud, les allemands continuent de mettre la pression en tentant de déborder ; un groupe de combat est mis en échec par le feu des défenseurs et craque, mais leurs coéquipiers, équipés de la MMG qui a quitté sa position en retrait pour monter au front, parvient à se positionner dans une maison qui domine le vallon (3). Ce n'est pas extraordinaire mais au moins ces fantassins ont-ils espoir d'avancer au delà de la route de Caumont et d'intercepter ce qui pourrait arriver par l'ouest, même si leur champ de vision est limité par les bois environnants.
Dans une manœuvre osée, et débarrassé (provisoirement) de la menace du PIAT, Wittmann ordonne à son équipage de faire mouvement. Le Tigre n° 222(*) dévale la petite pente et opère un large contournement par le nord pour aller chercher une ligne de tir sur le flanc du Firefly qui domine les combats (4). Malheureusement, pour une toute petite avancée rocheuse sur la ligne de crête, l'allemand n'a pas de vue sur son rival ; rageant !
Alors qu'il jette un coup d'oeil rapide par la fenêtre de son abri pour commander une nouvelle mission d'artillerie, le leader britannique est atteint par une balle de sniper. Il s'en tire avec une blessure à l'épaule... et une belle frayeur. Encore un coup qui ne passe pas loin pour les allemands mais qui ne suffit pas à inverser le momentum qui est clairement en faveur de leurs adversaires.
Un momentum qui va prendre un tournant incroyable quelques secondes plus tard.
Quasiment à bout touchant, le Cromwell fait feu de son obusier sur les fantassins qui l'assaillent. Le tireur exécute parfaitement sa tâche et l'obus de 95mm atterrit au milieu des attaquants, ne leur laissant aucune chance ! Mais ce n'est pas tout ! Probablement fragilisé par l'intensité des combats, le bâtiment tout entier s'effondre sur le blindé, le coinçant sous les décombres. Et dans un effet domino, ce sont deux autres maisons attenantes qui s'écroulent à leur tour... dont une sur une dizaine de soldats allemands et leur sous-officier qui tentait de les rallier.
En un seul tir, et par un coup du sort que seule la "fortune of war" peut engendrer, les anglais éliminent un tiers de la force allemande et leur meilleur officier !
(*) Fun fact découvert en rédigeant ce CR ; les historiens s'écharpent sur le numéro du Tigre que pilotait Michael Wittmann durant son attaque sur Villers-Bocage. Il est certain qu'il ne commandait pas son char habituel, le 205, car ce dernier était en panne le 13 juin. Longtemps, il a été admis qu'il était à bord du numéro 222 mais certaines photos d'archive semblent montrer ce Tigre roulant quelques jours après les combats, ce qui est incompatible avec le fait que Wittmann et ses hommes l'aient abandonné dans les rues de la ville après qu'il ait été immobilisé.
L'hypothèse la plus récente est qu'il était aux commandes du char 212, même si la question n'est pas encore définitivement tranchée.
L'artillerie britannique poursuit son barrage et bien que les tirs se déportent légèrement vers le carrefour, menaçant leurs propres positions, ce sont encore les allemands qui encaissent le gros de l'orage d'acier. Visiblement, c'en est trop pour le leader allemand qui menait l'offensive ; il craque devant ses hommes... lesquels, au contraire, deviennent fanatiques (1) ! Le Cromwell CS et ses assaillants qui jouent au chat et à la souris au milieu des bâtiments du centre ville, eux aussi sous les obus de 76mm des mortiers, tiennent le coup et poursuivent leur ronde mortelle sans que personne ne parvienne à prendre l'avantage.
Au nord de Villers-Bocage, un des Tigres parvient enfin à démoraliser le groupe anti-chars adverse qui se voit contraint de reculer, démoralisé (2). Cela ouvre la voie à Wittmann qui va pouvoir s'approcher du croisement tant convoité.
Au sud, les allemands continuent de mettre la pression en tentant de déborder ; un groupe de combat est mis en échec par le feu des défenseurs et craque, mais leurs coéquipiers, équipés de la MMG qui a quitté sa position en retrait pour monter au front, parvient à se positionner dans une maison qui domine le vallon (3). Ce n'est pas extraordinaire mais au moins ces fantassins ont-ils espoir d'avancer au delà de la route de Caumont et d'intercepter ce qui pourrait arriver par l'ouest, même si leur champ de vision est limité par les bois environnants.
Dans une manœuvre osée, et débarrassé (provisoirement) de la menace du PIAT, Wittmann ordonne à son équipage de faire mouvement. Le Tigre n° 222(*) dévale la petite pente et opère un large contournement par le nord pour aller chercher une ligne de tir sur le flanc du Firefly qui domine les combats (4). Malheureusement, pour une toute petite avancée rocheuse sur la ligne de crête, l'allemand n'a pas de vue sur son rival ; rageant !
Alors qu'il jette un coup d'oeil rapide par la fenêtre de son abri pour commander une nouvelle mission d'artillerie, le leader britannique est atteint par une balle de sniper. Il s'en tire avec une blessure à l'épaule... et une belle frayeur. Encore un coup qui ne passe pas loin pour les allemands mais qui ne suffit pas à inverser le momentum qui est clairement en faveur de leurs adversaires.
Un momentum qui va prendre un tournant incroyable quelques secondes plus tard.
Quasiment à bout touchant, le Cromwell fait feu de son obusier sur les fantassins qui l'assaillent. Le tireur exécute parfaitement sa tâche et l'obus de 95mm atterrit au milieu des attaquants, ne leur laissant aucune chance ! Mais ce n'est pas tout ! Probablement fragilisé par l'intensité des combats, le bâtiment tout entier s'effondre sur le blindé, le coinçant sous les décombres. Et dans un effet domino, ce sont deux autres maisons attenantes qui s'écroulent à leur tour... dont une sur une dizaine de soldats allemands et leur sous-officier qui tentait de les rallier.
En un seul tir, et par un coup du sort que seule la "fortune of war" peut engendrer, les anglais éliminent un tiers de la force allemande et leur meilleur officier !
Les rues de Villers-Bocage au lendemain des combats témoignent de leur intensité
(*) Fun fact découvert en rédigeant ce CR ; les historiens s'écharpent sur le numéro du Tigre que pilotait Michael Wittmann durant son attaque sur Villers-Bocage. Il est certain qu'il ne commandait pas son char habituel, le 205, car ce dernier était en panne le 13 juin. Longtemps, il a été admis qu'il était à bord du numéro 222 mais certaines photos d'archive semblent montrer ce Tigre roulant quelques jours après les combats, ce qui est incompatible avec le fait que Wittmann et ses hommes l'aient abandonné dans les rues de la ville après qu'il ait été immobilisé.
L'hypothèse la plus récente est qu'il était aux commandes du char 212, même si la question n'est pas encore définitivement tranchée.
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